Alors les tenants de l'agilité tentent une autre voie, ils renoncent à penser trop loin et expérimentent, puis ajustent au vu des résultats : ce sont aussi des chercheurs.

Ils ne renoncent pas à la technique et à  son amélioration bien au contraire. Ils ont, pour la première fois dans un modèle, le droit officiel d'améliorer leur outil de production sans  être soumis à un circuit hiérarchique de validation .  Mais ce qu'ils ont découvert, c'est que la technique et bien moins importante que l'énergie d'une équipe  qui joue en collectif  rassemblée autour d'une ambition.

Le constat n'est pas nouveau, mais il est régulièrement ignoré. Dans un monde moins pacifique, les armées suréquipées ne sont jamais venues facilement à bout des guérillas sous-équipées.

La difficulté, l'erreur des organisations, vient justement du fait qu'elles attendent tout des méthodes et de la technique parce que ce sont  des champs objectifs  compréhensibles et facilement partageables.  C'est une démarche simplificatrice qui permet d'éviter d'aborder la complexité des rapports entre humains.

Mon avis est que c'est  sur le terrain social que l'avenir se joue. La question est moins de savoir quel ballon on choisi que comment on va se passer la balle. Et sur le terrain chacun est décideur. Les chercheurs auprès desquels il va nous falloir aller chercher la connaissance aujourd'hui sont  ceux qui étudient les champs de la psychologie, la sociologie, la complexité et la systémique, l'intelligence collective... c'est là que se situe l'enjeu maintenant.

 

Publié en commentaire à l'article du JDN qui décrit un point de vue et pas une réalité.